Réunion et reprise des travaux de la Commission politique du dialogue national

Les membres de la Commission politique du dialogue national sont convoqués aujourd’hui. L’objet de la rencontre porte sur les modalités de dé­ma­r­­rage de l’évaluation du processus électoral.

Le journal Les Echos a annoncé hier la prolongation du Comité de pilotage du dialogue national présidé par Famara Ibrahima Sagna pour deux mois. C’est d’ailleurs aujourd’hui que les membres de la Commission politique vont se réunir pour discuter des modalités de démarrage de l’évaluation du processus électoral. Son financement doit être assuré par l’Etat du Sénégal, l’audit du fichier financé par l’Usaid, quant à lui, est en cours depuis le 17 février dernier. Le Professeur Babacar Kanté aura la délicate tâche de consolider la confiance entre les différents acteurs, surtout dans un contexte où l’affaire Sonko et ses développements divisent la majorité et l’opposition. En effet, la Commission politique du dialogue national a repris ses travaux depuis août à la suite d’une pause imposée par la situation liée à la pandémie à Covid-19. Joint par téléphone hier, Déthié Faye, plénipotentiaire du pôle des non-alignés, a rappelé que sur les 27 points sur la table, 25 ont fait l’objet de consensus. Les questions liées au statut de l’opposition, au cumul de statut de chef de l’Etat et de chef de parti restent les points de désaccord entre les parties prenantes au dialogue politique. Le président de la République, Macky Sall, s’était engagé à ce que tous les points de consensus soient appliqués.
Par contre, s’agissant du dialogue national, depuis le 23 mars dernier, une suspension des travaux d’autres commissions a été constatée. «Il y a beaucoup de questions qui sont posées. On ne connaît pas les raisons profondes de la non reprise des travaux de ces commissions. Non seulement le gouvernement ne donne aucune explication, mais le président du Comité de pilotage aussi n’a pas réagi, n’a pas éclairé l’opinion. Ce qui fait donc qu’à ce niveau, c’est une situation qui est regrettable puisque nous pensions que ces commissions-là avaient des points importants à débattre et qui présentent un intérêt majeur pour le devenir de notre pays. Il n’y a pas donc de raison d’arrêter ces discussions-là», a déclaré Détié Faye.

LeQuetidien

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