Une indépendance avec des dépendances plus que jamais une réalité, on fête quoi au juste ?

Une pseudo indépendance politique ne suffit pas. Nous ne seront jamais indépendants tant que notre économie restera extraverti et entre les mains de puissances étrangères, particulièrement de l’oligarchie française, notre monnaie sous le joug du néocolonialisme de la France-Afrique, nos dirigeants incompétents inféodés, à notre corps défendant, à ce nouveau système d’exploitation de l’Afrique. 60 ans après, toujours les mêmes maux qui ont pour nom : gouvernance et administrations gangrénées par une corruption endémique, détournement de deniers publics, dirigeants incompétents, corrompus et atteints d’une boulimie du pouvoir ( Le 3e mandat fait toujours débat chez nous), des accords, de pêche par exemple, l’ouverture du marché à des prédateurs comme #Auchan qui tuent notre économie locale… Alors où va l’Afrique dans tout ça ? Mais nulle part, et le Sénégal non plus ! Tant que ce système restera inféodé à l’impérialisme qui a pour support le néocolonialisme nous n’irons nulle part. Il est temps de reprendre notre destin en main, en « brûlant » le franc CFA, en rompant définitivement avec la France-Afrique et en choisissant mieux nos dirigeants pour extirper la corruption et la concussion… Voilà malheureusement notre réalité, ne nous y trompons pas. Toutes ces fanfaronnades n’ont qu’un seul mérite, celui de rendre hommage à nos #Jambar. #Mercisoldats.
Je pense que nous avons perdu 60 ans à faire du surplace. Donc d’après moi, cette fête d’indépendance, qui n’en est pas une, est une vraie occasion pour le rappel de nos maux et de nos nouvelles dépendances. Je ne suis pas contre la célébration, en principe. Je rends d’ailleurs hommage à nos Jambar. J’ajouterai, ici, celui mérité des Modibo Kaïta, Mamadou Dia et autres dont le combat eut permis d’acter le transfert de compétence politique à la fédération du Mali il y a 61 ans. Donc oui à la célébration de nos héros martyrisés par le colonisateur blanc ou noir, c’est selon. Mais une indépendance qui n’existe que de nom, je ne saurait la fêter juste par conformisme.

Aliou Badara DIAGNE

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