Capitaine Dièye : Les populations de Casamance laissées à leur propre sort par un État qui nourrissait ses soldats avec 300francs CFA par jour

capitaine dieye

Invité sur un plateau de la chaîne 7TV, le Capitaine Mamadou Dièye est revenu sur sa vie militaire en Casamance. Selon lui, la nourriture journalière de chaque soldat équivalait à 300frans CFA. L’ancien militaire a également décortiqué en détails la problématique des conditions de vie des militaires et des populations de ladite localité et, du rôle que joue l’Etat dans ce conflit trentenaire marqué par son caractère sanglant d’une impitoyable indiscipline affectant voire infectant tout commerce juridique devant aboutir à une stabilité de cette partie australe découpée du reste du pays.


A en croire M. Dièye, en Casamance, au milieu de la forêt, les militaires vivent soit âge les animaux, soit à proximité des villages civils qui sont sous une menace permanente des rebelles. En effet, si les villageois viennent auprès des militaires pour des soins médicaux ou pour avoir de quoi manger, les rebelles attendent la nuit pour venir violer et commettre des mutilations sur ceux-ci. Ainsi, certains villages étaient pris en charge par le Président gambien d’alors son excellence M. Yahya Jammeh. Le président Jammeh leur avait même donné la possibilité d’avoir la nationalité gambienne et d’envoyer leurs enfants à l’école gambienne.


Pis, le jour où les populations ont eu l’idée d’aller voir le Gouverneur, ce dernier les a renvoyées bredouilles au prix de leurs vies. Sachant tous les risques que cela comporte, elles se sont déplacées à tort car ce dernier ne pouvait même pas tenir un discours cohérent. Et, les autorités militaires refusent de donner l’ordre pour assurer la protection des civils avant de revenir les traiter de rebelles. A ce sujet, elles n’auraient pas tort. Car, ces populations sont obligées de rendre des comptes aux groupes rebelles sous peine de sanctions très grave prononcées par le chef rebelle.


En plus, selon le l’ancien militaire, les troupes militaires ne doivent pas vivre au milieu des civils. Ça les rend vulnérables. Elles sont exposées à un danger imminent. A cet effet, l’ennemi est renseigné de sorte que s’il attaque la position militaire, il saura la prendre au dépourvu afin de la désarçonner et d’essayer d’avoir le contrôle de la poudrière pour mieux déboussoler les soldats de l’Etat.
L’Etat est complice, les autorités savent tout ce qui se passe en Casamance, laisse entendre M. Dièye.

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