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Diabète en Afrique : Plus de la moitié des diabétiques sont non diagnostiquée

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À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, ce jour du 14 novembre, la sonnette d’alarme est à nouveau tirée sur l’ampleur des dégâts causés par le diabète, maladie chronique synonyme de bombe à retardement pour l’Afrique.

C’est la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, Dr Matshidiso Rebecca Moeti, qui l’affirme. Dans la région africaine de l’OMS – couvrant 47 pays – plus de la moitié des 19 millions de personnes vivant avec le diabète ignorent qu’ils sont diabétiques. De même, il a été clairement constaté que les personnes diabétiques, en cas d’infection par le coronavirus, présentent un risque plus élevé de développer des formes graves de la Covid-19. À Madagascar, les nombreux cas de diabétiques Covid+ qui ont développé des formes graves, dont l’issue est fatale dans bien des cas, sont encore restés dans les esprits.

Complications invalidantes. Selon le rapport mondial de l’OMS sur le diabète, l’Afrique compte 7,1 % de personnes affectées, et figure parmi les trois régions les plus touchées dans le monde, avec l’Asie du Sud-Est (7,8 %) et la région méditerranéenne orientale (4,5 %). Si actuellement, on compte 400 millions de diabétiques dans le monde, ils seront 600 millions d’ici 2030, dont plus de 42 millions en Afrique. En Afrique subsaharienne, le diabète est responsable de près de 9 % des décès, avec de nombreuses complications invalidantes : elle est la première cause de cécité et est à l’origine de plus de 50 % des amputations non traumatiques.

Surcoûts. « S’il n’est pas traité, le diabète peut entraîner de graves complications, notamment une insuffisance rénale, un accident vasculaire cérébral, une amputation des membres inférieurs, et la cécité. En outre, les coûts associés à un traitement du diabète ou d’autres maladies non transmissibles tout au long de la vie, peuvent pousser des millions de ménages et de familles à faible revenu dans la pauvreté », souligne alors la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. En effet, le diabète génère de nombreux coûts pour le suivi médical : analyses, mesures de glycémie, consultations de suivi, etc., mais également pour le régime alimentaire adapté.

Prévention. La prévention, dans la mesure du possible, représente ainsi un élément non négligeable dans la lutte contre le diabète. Faut-il rappeler que les facteurs de risque du diabète figurent le surpoids, le manque d’exercice physique et la présence d’antécédents familiaux de diabète. S’il n’est pas possible d’intervenir sur certains de ces facteurs tels les antécédents familiaux, sur d’autres, en revanche, il est essentiel d’agir avant que la maladie ne se révèle : entre autres, faire des exercices physiques réguliers, perdre du poids si l’on est en surpoids ou en situation d’obésité, adopter une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie.

À noter que pour cette année 2020, le thème de la célébration de la Journée mondiale du diabète est : « Le personnel infirmier et le diabète ». Le personnel infirmier joue un rôle central dans la prestation continue de soins aux diabétiques, souligne la directrice régionale de l’OMS. Pourtant, dans la région africaine, le personnel infirmier, comptant pour la moitié des personnels de santé, est débordé. La moyenne régionale est de 10 personnels infirmiers et sages-femmes pour 10 000 habitants.

Lire l’article original sur Midi Madagasikara.

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