image d'illustration soldat au Mali.

Afrique : La France et les États-Unis vent debout contre le Groupe Wagner

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Ce n’est pas la première fois que certains s’inquiètent de la présence de la société militaire privée russe Wagner en Afrique.
Ce 29 septembre, la ministre française des Armées Florence Parly a notamment avancé devant le Sénat qu’elle avait rencontré les autorités maliennes et qu’elle les avait prévenues que, si elles concluaient un partenariat avec la société militaire privée russe Wagner, le Mali perdrait le « soutien de la communauté internationale ». Elle a en outre affirmé qu’elle leur avait détaillé « ce que la France pensait de Wagner et ce qu’elle pensait des mercenaires d’une manière générale ».
« Pour nous, les choses sont claires: il n’est pas possible de cohabiter avec des mercenaires », a ajouté Florence Parly.
Commentant un accord éventuel, Jean-Yves Le Drian a averti pour sa part que la France pourrait retirer ses troupes si la junte au pouvoir travaillait avec le Groupe Wagner.
En juin, CNN et le groupe d’investigation The Sentry avaient publié une enquête sur « une série d’atrocités de masse contre des civils » qui auraient été commises par le Groupe Wagner, une société de sécurité privée que les journalistes lient au Kremlin.
Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié le reportage de « salve propagandiste ». Il a en outre mis l’accent sur le fait que l’enquête n’avait fourni aucune preuve convaincante de l’implication des Russes dans ces crimes et qu’on propose, comme toujours, aux lecteurs de « croire sur parole » ce qui est montré.
« Le but de ces efforts est notamment de justifier les tentatives d’ingérence des États-Unis et de leurs alliés dans les affaires intérieures afin de changer des régimes indésirables. Le prétexte reste pratiquement toujours le même: +la défense de la population civile+ », a expliqué le ministère russe..

Avec Sputnik

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