Elhadj Modou Mamoune Samb

Hommage à Elhadj Modou Mamoune Samb PCA de la SOCABEG

À la Une Société

«Souviens-toi qu’au moment de ta naissance tout le monde était dans la joie et toi dans les pleurs. Vis de manière qu’au moment de ta mort, tout le monde soit dans les pleurs et toi dans la joie»
Le devoir m’appelle en ces moments difficiles où la nation entière souffre dans sa chair, d’en rajouter une couche, de verser une larme de tristesse, et de rendre un ultime hommage à El Hadji Modou Mamoune Samb, un homme aux qualités exceptionnelles. Il était à la fois, un humaniste, un mécène, un bâtisseur, un capitaine d’industrie, un bienfaiteur dans l’âme pour les petites causes, comme pour les grandes.
Les foyers religieux étaient un domaine d’intervention privilégié pour le mécène qui apportait sa contribution pour la réussite des événements qui ont jalonné la marche du pays. Il y convoyait des bœufs pour la circonstance, acquittait les factures d’hôpital des démunis souvent des inconnus, offrait des logements aux parents, amis et concitoyens méritants, comme les lionnes du basket championnes d’Afrique à qui il avait offert vingt six 26 villas.
Par ses soins, des dizaines, voire des centaines de titres de pèlerinage à la Mecque étaient régulièrement distribués dans les foyers religieux, dans les couches sociales défavorisées, à ses parents et amis, à ses connaissances, comme à des inconnus.
Ses bourses d’études, généreusement offertes, ont permis aux élèves anonymes dont les moyens faisaient défaut, de poursuivre leurs études dans les grandes écoles au Sénégal et à l’étranger. La liste est exhaustive.Je souligne simplement que son action bienfaitrice était toujours couverte du sceau de la discrétion. Le mécène avait d’autres qualités.
Il était courtois, affable, respectueux travailleur. Il était un merveilleux neveu, un bon père de famille, un ami agréable à vivre, un bon patron , un bon citoyen. Enfin, il n’était pas simplement mon neveu, il était un homme bon, aimé, admiré et vénéré par ceux qui l’ont connu.
Le patron de la SOCABEG s’est toujours gardé des contentieux et des litiges fonciers qui jalonnent son domaine d’activités. L’humaniste disciple de Serigne Touba, inspiré par les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba; a toujours usé du dialogue et de la concertation, se refusant souvent de privilégier les procédures judiciaires au détriment du social. Son entreprise n’en a pas souffert pour autant, bien au contraire, sa notoriété également.
Il est mort, mais il a vaincu la mort car, il survit à travers notre mémoire et son legs social, moral et professionnel que ses héritiers, ses parents et amis s’appliquent à maintenir. Elhadj Modou Mamoune a vaincu la mort pour avoir vécu de manière qu’au moment de tirer sa révérence, tout le monde est dans les pleurs.
Qu’il repose en paix à Darou Salam dans le meilleur des Paradis, et que Allah SWT Veille sur ses héritiers.
Je ne peux terminer sans confondre dans cet hommage, ma nièce qui est son épouse. Elle était soumise et circonspecte ,vertus des grandes dames. Elle était une confidente, un appui constant , un soutien infatigable jusqu’au dernier souffle de son epoux au Maroc.

De Alioune Samb GNINGUE le Calif
un oncle meurtri mais fier.

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