Macky aurait-il des techniques spécifiques pour écarter ceux qui veulent l’écater ?

Les sénégalais ne savent pas ce que demain sera fait mais une chose reste sûre pour eux, le Chef de l’Etat Macky Sall risque de faire les frais de l’effet boomerang de sa politique fractionniste  à l’endroit des leaders de l’opposition. Sous son magistère, beaucoup d’eau continue de couler sous les ponts. Karim Wade et Khalifa Sall sont sous  le coup de la loi, Sonko l’est aussi partiellement avec l’affaire Adji Sarr. Du coup, Macky se retrouve au beau milieu de plusieurs dossiers judicaires à gérer. La question est de savoir si ces dossiers sont exclusivement d’ordre politique ou judiciaire. Dans tous les cas, cela présuppose que le Chef de l’Etat fait face à un engrenage politique inédit dans l’histoire de la démocratie sénégalaise.

S’il y a véritablement à payer les pots cassés, ce serait indubitablement le peuple sénégalais de le faire face à la seconde alternance démocratique où le pouvoir reste fort au point d’écraser l’opposition.

Et cette absence de régulation du jeu démocratique baise le jeu politique et assombrit la démocratie sénégalaise  tout en dépréciant  le climat de confiance entre  acteurs politique de la vie nationale. Il est aisé de s’adosser sur des dossiers judiciaires pour éliminer des adversaires politiques mais il devient encore plus difficile de légitimer ces pratiques aux yeux de nos compatriotes.

Le Sénégal ayant par le passé fait office de vitrine  démocratique en Afrique au Sud du Sahara, aujourd’hui, il devient la risée du monde à cause de l’instabilité politique qui y règne.Le Président Abdoulaye Wade était doté d’une certaine élégance démocratique qui le prédisposait à ménager ses adversaires politiques.

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Ce qui n’est pas le cas du président Sall qui n’a pas hésité à dire qu’il va réduire l’opposition à sa plus petite expression. Et au terme de 9 ans de magistère, l’état de la démocratie de notre pays en est devenu obsolète. La traque  aux biens mal acquis a perdu Karim Wade. La suite est connue de tous.

Khalifa Sall s’est payé la caisse d’avance de sa municipalité et Sonko serait accusé de viol et ed menace de mort par la masseuse Adji Sarr. Un dossier qui en est devenu politique au point de rappeler les  dossiers judiciaires  sus nommés.

A l’évidence, le Chef de l’Etat a le devoir de sortir par la grande porte et de livrer aux sénégalais un Sénégal de paix et de concorde politique et sociale. Pour ce faire, il lui faut rendre à César ce qui l’appartient. C’est à dire concéder à Karim Wade et Khalifa Sall leurs droits civiques et les laisser postuler à la magistrature suprême.

Egalement sur le dossier  de Sonko qui fait douter énormément les sénégalais, il doit se laver de tout soupçon et laisser la justice trancher de façon indépendante et décisive. L’histoire retiendra tout ce qui se passera dans notre pays sous le magistère du Chef de l’Etat Macky Sall qui se retrouve dans un engrenage inédit.

La vérité éclatera au terme de son second et dernier mandat qui se disperse en 2024.Le peuple sénégalais à une âme démocratique et personne au monde ne peut le lui dénier.

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