Le CNRA et l’AIS s’engagent pour un ramadan sans dérives

Le conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a récemment dans un communiqué interdit aux télévisions la diffusion de toute émission mettant en danger la cohésion sociale au Sénégal, pendant le mois béni du ramadan.

Le conseil a servi une mise en garde aux télévisions de la place, les exhortant de ne point organiser des émissions à travers lesquelles des prêcheurs de tout bords avancent des propos dangereux, qui peuvent atteindre des sensibilités et participer à nuire le vivre-ensemble, un trésor très bien entériné et entretenu par nos illustres patriarches.

Dans ce contexte, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) en partenariat avec l’association islamique pour servir le Soufisme (Ais) a pris les devants pour sauvegarder la cohésion sociale déjà balafrée par les récents évènements.

Dans un contexte politico-social délétère, marqué par une escalade des violences il y’ quelques semaines, l’heure n’est pas aux polémiques stériles inter-confrériques, avancent certains observateurs qui craignent, que ces situations de crise dernièrement vécues au Sénégal, remontent d’un cran.
Le Sénégal fait partie des rares pays en Afrique qui garde dans son patrimoine jalousement de grands érudits de l’islam, armés d’une dimension intellectuelle extraordinaire, l’un des rares pays qui dispose d’une nation bien soudée, très riche sur le plan culturel et religieux respectant en même temps l’altérité.

« En tant que régulateur, nous devons prendre nos responsabilités face à ces pratiques qui nous préoccupent tous. On est pour la liberté de presse et personnellement je me suis toujours battu pour cela, mais la liberté ne va pas sans responsabilité. (…) Loin de l’idée de vouloir interdire la religion sur les plateaux télé pendant le Ramadan comme le soutiennent certains, l’objectif de notre communiqué est faire de sorte que la diversité confessionnelle et confrérique soit respectée », précise le président du conseil, Babacar Diagne.

Pour Mame Cheikh Mbacké, président de l’ AIS, qui a manifesté tout son accord à Babacar Diagne, « L’Ais sera à vos côtés. Parler des érudits du Sénégal ne pose aucun problème, c’est la forme qui pose problème. Les mettre sur un ring comme des boxeurs, c’est cela qui pose un problème. Cette décision du Cnra vient à son heure » confie-t-il.
Selon le marabout, une tournée – en collaboration avec le CNRA – auprès des khalif généraux de ce pays viendra bientôt renforcer toutes les démarches entreprises.

GMN / Canalactu.com

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *