Revue de la presse sénégalaise du mercredi 9 décembre 2020.

Revue de presse : L’arrestation de Pape Alé Niang et l’intervention de Macky Sall à la cop 27 à la une (8 oct. 2022)

Les appels à la libératioin du journaliste Pape Alé Niang, en garde à vue depuis dimanche à la Sûreté urbaine, et la participation de Macky Sall à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop 27) sont entre autres sujets au menu des quotidiens de ce mardi 8 octobre.

Libération note que « l’arrestation de Pape Allé Niang provoque un tollé ». La publication rapporte que les associations de presse « exigent sa libération immédiate et sans condition ».

Niang, propriétaire du site d’information Dakar Matin et journaliste critique envers le pouvoir, a été arrêté dimanche.

Il lui est reproché, selon la Coordination des associations de presse (CAP,) la « divulgation de documents militaires sans autorisation ».

La justice sénégalaise estime qu’il a publié des documents étant «de nature à nuire à la défense nationale ».

Selon Vox Populi, le procureur « se justifie » à propos de l’arrestation du journaliste Pape Allé Niang. Dans un communiqué rendu public, lundi, le maître des poursuites déclare avoir « constaté depuis un certain temps des « attaques répétées, non fondées et inacceptables dirigées contre les forces de défense et de sécurité ».

Selon lui, « les dernières en date qui portent manifestement atteinte à l’autorité de ces institutions républicaines visent des officiers généraux dans le but évident de les délégitimer et de fragiliser la cohésion et la discipline collective indispensables au bon fonctionnement et à l’efficacité de ces corps habillés de l’Etat ».

Le maitre des poursuites ajoute que « ces actes qui distillent par ailleurs un doute pernicieux, sapent le moral des troupes et désignent les forces de sécurité comme des cibles majeures à l’attention de tous ceux qui souhaitent s’en prendre à l’autorité de l’Etat constituent des menaces pour l’ordre public et sont susceptibles de caractériser des atteintes à la défense nationale outre la diffusion de fausses nouvelles et la divulgation de secrets défense ».

Pour ces raisons, le procureur dit avoir demandé «au commissaire chargé de la Sureté Urbaine, dans le respect des exigences de la liberté de presse et des instruments internationaux garantissant les libertés fondamentales, d’ouvrir immédiatement une enquête sur ces faits constatés et de (lui) rendre compte de l’évolution de la procédure, laquelle enquête devant être conduite avec toute la rigueur nécessaire, au vu de la gravité des faits ».

Pour Le Vrai journal, « ce qu’il faut souligner et très clairement, c’est que Pape Allé Niang ne doit absolument pas servir de bouc émissaire à propos de la fuite du rapport interne d’enquête de la gendarmerie sur l’affaire Sonko-Adji Sarr. (….) l’on devrait chercher le +mal+ ailleurs car le journaliste (….) n’est pas entré dans les locaux de la gendarmerie pour tirer un tiroir et entrer en possession d’un document classé secret».

La presse « fait bloc » derrière Pape Allé Niang, affiche à la Une le quotidien EnQuête, soulignant que « les organisations réunies autour de la Coordination des associations de presse (CAP) demandent la libération immédiate du journaliste. Elles rappellent à l’Etat le respect de la Constitution notamment en ses articles 8 et 10 qui garantissent le droit à une information plurielle et la liberté d’expression ».

WalfQuotidien note que « l’opposition est vent debout pour exiger la libération du journaliste Pape Alé Niang. Les principaux opposants dénoncent, à travers Facebook, un recul de la démocratie ».

Pour le quotidien Bës Bi, l’arrestation de Pape Alé Niang est « une patate chaude entre les mains du gouvernement ». « Les décisions prises samedi contre la vie chères sont aujourd’hui reléguées au second plan par l’arrestation du journaliste Pape Alé Niang, qui occupe l’actualité nationale et fait réagir des personnalités au plan mondial. Dans ce contexte de soupçons de 3e mandat et politiquement très tendu, le pouvoir ouvre un autre front dont il se ne fera peut-être pas beaucoup de sympathisants », écrit le journal.

WalfQuotidien se fait écho des «vérités» de Macky Sall «aux pays pollueurs» à la Cop 27.

« Le président, Macky Sall a pris part, hier, à Sharm El Cheikh en Egypte, à l’ouverture officielle de la Conférence des nations unies sur les changements climatiques (Cop 27). Une occasion saisie par le chef de l’Etat pour mettre les pays riches et pollueurs devant leurs responsabilités », écrit Walf.

Le Soleil rapporte que le président sénégalais, président en exercice de l’Union africaine (UA), a décliné les cinq priorités du continent sur la transition énergétique et le financement de l’adaptation au changement climatique.

L’Observateur s’intéresse à l’évolution de la dette publique à la fin du 1er semestre de 2022 et prévient que le Sénégal est « dans la zone rouge de l’Uemoa ». Le pays a dépassé le seuil de l’Uemoa avec un stock global de 12 696 milliards de francs Cfa, soit 75% du PIB, selon la publication.

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